La Danse en Ré Créations - Arabesques - Révérences

Le Printemps des Poètes de La Danse

Mars en manèges de giboulées crée la saison nouvelle, et chaque printemps fête les Poètes… De La Danse !

"Tiens ! Tiens ! Tiens !" - paroles et musique

Un rythme joyeux, la ronde des vers : voici un couplet et quelques refrains d'une chanson qui salue le printemps !

Dirigés par Scott Alan Prouty, leur professeur d'expression musicale, les élèves de l'Ecole de Danse de L'Opéra de Paris ont interprété ces strophes …

Tiens ! Tiens ! Tiens !

Un matin vous ouvrez la fenêtre
L'air vous semble soudain plus léger
C'est comme un frisson qui vous pénètre
Il y a quelque chose de changé.

Tiens ! Tiens ! Tiens !
Déjà les feuilles poussent
Tiens ! Tiens ! Tiens !
Ça sent le romarin
Dans les jardins les lilas se trémoussent
Et les petites pommes ont déjà le pépin
Tiens ! Tiens ! Tiens !
Les rues semblent en fête,
Tiens ! Tiens ! Tiens !
Tout le monde est gamin
Les charcutiers ont des airs de poètes
Et tous les coiffeurs ont du poil dans la main !

Ah ! Quelle douceur !
La vie vous semble rose
Y a pas d'erreur !
Il se passe quelque chose !

Tiens ! Tiens ! Tiens !
La gaieté me transporte
Tiens ! Tiens ! Tiens !
Je me sens aérien
Tiens ! Tiens ! Tiens !
Y a des chansons sur les lèvres des copines
Et des p'tits boutons sur le nez des copains
Tiens ! Tiens ! Tiens !
C'est le printemps qui r'vient !

Paroles : André Hornez, musique : Paul Misraki, interprètes : Ray Ventura (et ses Collégiens) - 1939


"Tiens ! Tiens ! Tient", un couplet et quelques refrains
par les élèves de l'Ecole de Danse de L'Opéra de Paris
dirigés par Scott Alan Prouty

"Les feuilles mortes" - paroles et musique

"Tout doucement", la mélodie soufflée au souvenir se mêle aux dits - Ô mélancolie…

Les élèves de l'Ecole de Danse de L'Opéra de Paris, dirigés par Scott Alan Prouty, leur professeur d'expression musicale, ont interprété ces quelques vers d'une chanson écrite sur la musique d'un ballet, composée par Joseph Kosma, le Rendez-vous de Roland Petit ; un texte de Jacques prévert qui offrit aussi l'argument…

Les Feuilles Mortes

Ô ! Je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n'ai pas oublié…
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
[…]

C'est une chanson qui nous ressemble
Toi, tu m'aimais et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.
[…]

Jacques Prévert, 1945


"Les Feuilles Mortes", un couplet et quelques vers du refrains
par les élèves de l'Ecole de Danse de L'Opéra de Paris
dirigés par Scott Alan Prouty

"Les enfants qui s'aiment" - paroles et musique

[Au] poétique Rendez-vous de Roland Petit, l'amour innocent…

Pascal Aubin, danseur dans le Corps de Ballet de l'Opéra de Paris chante un poème que Jacques Prévert écrivit Sur le thème "refrain" du ballet.

Les enfants qui s'aiment

Les enfants qui s’aiment s’embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent les désignent du doigt
Mais les enfants qui s’aiment
Ne sont là pour personne
Et c’est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage leur mépris leurs rires et leur envie
Les enfants qui s’aiment ne sont là pour personne
Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus loin que le jour
Dans l’éblouissante clarté de leur premier amour.

Jacques Prévert


"Les enfants qui s'aiment", par Pascal Aubin
- lors de la reprise du ballet sur la scène de l'Opéra Garnier en 2010

"Ballet" - paroles et musique

En 1924, pour le quatre-centième anniversaire de la naissance de Pierre de Ronsard, célèbre poète [en] Renaissance, Francis Poulenc composa, sur quelques uns de ses poèmes, pour instrument[s] et voix.
La musique accompagne alors [le] "Ballet".

Ballet

Le soir qu'Amour vous fit en la salle descendre
Pour danser d'artifice un beau ballet d'amour,
Vos yeux, bien qu'il fût nuit, ramenèrent le jour,
Tant ils surent d'éclairs par la place répandre.

Le ballet fut divin, qui se soulait reprendre,
Se rompre, se refaire, et tour dessus retour
Se mêler, s'écarter, se tourner à l'entour,
Contre-imitant le cours du fleuve de Méandre.

Ores il était rond, ores long, or étroit,
Or en pointe, en triangle en la façon qu'on voit
L'escadron de la grue évitant la froidure.

Je faux, tu ne dansais, mais ton pied voletait
Sur le haut de la terre ; aussi ton corps s'était
Transformé pour ce soir en divine nature.

Pierre de Ronsard


"Ballet", poème de Pierre de Ronsard, musique de Francis Poulenc
Par François Le Roux, baryton
- Piano : Pascal Roger
- Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, dirigé par John Nelson

Aurélie Dauvin © En ré Créations.

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